Installé.e.s au coin du feu, nous profitons de sa chaleur. La température baisse et nous échangeons autour de la transition, de ses enjeux, ses urgences. Nous sommes là grâce à Cathie, qui nous accueille tous au jardin de Bidouille.

Le jardin de Bidouille est une association ayant pour objectif “l’organisation d’évènements mettant l’humain au cœur de la nature et la nature de l’humain au cœur du projet”. Elle forme et initie à la permaculture, organise des évènements culturels, des ateliers thématiques et séjours pour tous les publics. En somme, c’est un lieu d’échanges et de rencontres.
Cathie a ouvert les portes de son jardin à l’association. Passionnée d’expérimentations, elle pratique “la bidouille et le jardinisme” depuis quelques années. C’est suite à une blessure au bras qu’elle s’intéresse à la permaculture. Ne pouvant plus utiliser son bras, elle cherche une autre manière de jardiner.

Dans son jardin, les buttes côtoient une serre respirante aux murs de paille et matériaux de récupération, des abris en terre-paille et bouteilles de verre (véritables puits de lumière et isolants) accueillant des poules… Chaque élément est pensé selon les principes de la permaculture et du design permacole :

prendre soin de la terre,

prendre soin des hommes,

partager équitablement.

Bill Mollison et David Holmgren

Le mot permaculture est une contraction de permanent et agriculture. Il est synonyme d’une agriculture permanente qui n’épuise pas la terre. Loin d’être seulement une technique de jardinage, c’est surtout philosophie de vie qui tient compte de tous les aspects du design permacole.

Fleur permaculturelle, source : mavraienature.fr

Lors de notre visite, le jardin organisait un cours conception de permaculture. Lors de cette journée, nous avons visité le jardin d’un couple dans l’objectif de proposer un design permacole. Les stagiaires vont alors travailler l’aménagement d’un espace de vie en prenant en compte les ressources et les besoins humains, naturels et matériels.

Observation d’un lieu à designer, crédits : Léo Papaïx

Que retenir de cette rencontre ?

Lors de la soirée autour du feu, nous prenons connaissance du parcours de chacun. Il est frappant de constater que la transition commence par un déclic, une révolution intérieure. Elle fait abstraction de l’âge, de la condition… La permaculture permet d’apprendre à se connaître et à s’écouter. En soi,

cultiver son jardin est un acte politique de légitime résistance.

Pierre Rabhi, Manifeste pour la terre et l’humanisme (Actes sud, 2008)
À bientôt Cathie ! crédits, Léo Papaïx

Bonne fin de semaine,

Charline et Léo.

Plus de renseignements : Le Jardin de Bidouille