Rob Hopkins à Clermont-Ferrand !
Initiateur du mouvement des Villes en Transition, Rob Hopkins sera présent à Clermont-Ferrand le 23 septembre pour une conférence. Nous y serons, et vous ?
Pour réserver vos places, c’est ici !

Si le voyage en immersion à la rencontre des Transitions dans le Puy-de-Dôme doit permettre de mieux en cerner les contours, nous partons tout de même avec une idée à faire évoluer au gré des échanges.
La transition serait un mouvement de mutation, un basculement du système qui s’opère via des pratiques de développement local et des initiatives citoyennes, afin de proposer des modes de vie plus sains et équitables pour les êtres humains ; et plus respectueux pour l’environnement. Elle se décline sur plusieurs plans allant d’un état d’esprit, d’une philosophie à des applications plus visibles et concrètes. En effet, elle est avant tout un espace d’apprentissage qui se met en pratique par l’expérimentation, dans un contexte favorable à l’intelligence collective et à l’échange.
On parle souvent de transition énergétique, post-carbone, ou encore citoyenne. Or, tous ces domaines sont compris dans la transition écologique, qui est transversale et globale. En effet, au-delà de limiter notre impact sur l’environnement, il est essentiel d’inclure, notamment, le social et la participation. La transition est un bouleversement systémique : changer un élément aura un impact sur les autres composants du système, ainsi que sur leurs relations. L’interdépendance des secteurs amène alors à une réflexion plus poussée lors de la mise en place d’un projet.
Nous appuyons nos réflexions notamment sur :
– Rob Hopkins, Manuel de Transition : de la dépendance au pétrole à la résilience locale, Éditions Ecosociété, 2010
– Pascal Chabot, L’âge des transitions, Éditions puf, 2015
– Bertrand Folléa, L’archipel des métamorphoses, la Transition par le paysage, Collection : La nécessité du paysage, 2019

Le voyage en immersion, une approche entre sciences humaines et paysagères.
La démarche choisie développe trois entrées. La première, presque ethnographique, vise à comprendre comment vit l’Homme sur son territoire, et comment il structure ses pratiques en Transitions.
Elle relève de l’intime, de l’affect porté au territoire.
L’analyse porte sur l’individu, sur son basculement vers la Transition écologique-sociale et sur les projets qu’il développe.
Cette entrée tient de la méthode immersive de par les observations et discussions sur le terrain. Elle implique un temps, un rapport
individuel, personnalisé et presque intime avec la personne rencontrée.
La seconde, de l’ordre de la sociologie, aborde les questions liées aux interactions entre les habitants en Transitions, le choix des pratiques dans le maillage social actuel (Bernois, Boeuf, 2013). L’analyse doit révéler ce qui affecte les représentations des personnes vivant dans ce paysage social. Elle relève d’une compréhension des effets sociaux et sociétaux, aussi elle s’intéresse au groupe.
Des temps collectifs abordent les points de croisements dans les représentations sociales et collectives. Ils construisent un discours partagé sur la Transition.
Cette deuxième entrée implique une démarche plus scientifique dans le sens où elle est moins subjective et sensible que la première.
Enfin, l’entrée paysagère nous semble être au cœur de la Transition écologique et sociale. En effet, le paysage est défini comme « une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations » (Convention Européenne du Paysage, 2000). Ce qui est intéressant c’est la nature relationnelle du paysage. Il l’est doublement, à la fois dans sa dimension matérielle et objective, et par les relations sensibles des populations à leur territoire qui font sa dimension immatérielle et subjective. C’est-à-dire qu’il met en évidence les liens entre géologie, sols, climats, eau, plantes, animaux, cultures, forêts, bâti, infrastructures… tout en s’intéressant aux émotions, sentiments, perceptions, représentations, usages et appropriations.
L’ensemble compose la double dimension écologique et sociologique du paysage (Bertrand Folléa, 2019). Le paysage est « un système qui chevauche le naturel et le social. Il est une interprétation sociale de la nature », résume le géographe Georges Bertrand.
Ainsi, nous tâcherons de comprendre en quoi la Transition appelle donc un nouveau paysage dans le Puy-de-Dôme, pour d’autres cadres et modes de vie.

Sources :
– Bertrand Folléa, L’archipel des métamorphoses, La transition par le paysage,  collection : La Nécessité du paysage, 2019.
– Jean-Charles Bernois et Lucas Boeuf , L’approche de Palo Alto en aménagement : que peut apporter l’approche de Palo Alto dans la conduite de projet en aménagement ? sous la direction de Sabine Guitel ; mémoire ; 2013 ; http://memoires.scd.univ-tours.fr (dernière visite le 16/07/2014).

Expérimentation dans le Parc des Volcans d’Auvergne !
Un berger et une cinquantaine de brebis se déplacent dans le Parc des volcans d’Auvergne. Un dispositif test mis en place par le Parc & le Lycée Agricole de Rochefort Montagne destiné à : Entretenir et rouvrir des espaces naturels embroussaillés et fragiles.
Accompagner l’évolution de l’élevage dans le domaine pastoral, en essayant une nouvelle technique de pâturage en dehors des parcs conventionnels.
Retrouvez l’émission ici

Des références qui nous inspirent !
D’autres partent aussi en voyage et s’immergent sur les territoires ruraux de France : découvrez le voyage de Mathieu ici.

L’urbanisme est aussi en transition !
Intéressons-nous à l’urbanisme tactique, défini par Maryvonne Prévôt sur FranceInter : un projet citoyen qui remet l’espace public au cœur de la vie urbaine, en insistant sur la dimension ludique, artistique et temporaire des actions menées. Créer des projets aisément compréhensibles et appropriables par des communautés à travers le monde, voilà l’ambition affichée. (Digital Polis. La ville face au numérique : enjeux urbains conjugués au futur, L’œil d’or, 2018, p. 209)
Pour en savoir plus, écouter l’émission “l’urbanisme tactique : une alternative collective et dynamique avec Maryvonne Prévôt
Ce sujet est l’un des épisodes de l’émission “Chacun sa route”, diffusée sur FranceInter avec Élodie Font qui s’interroge sur le “monde d’après”, vu d’un côté scientifique puis avec une approche plus intime. 

Des médias qui nous informent sur la transition !
Auteur, producteur et journaliste, Valère Corréard est spécialiste du développement durable et de la transition écologique. Il produit une chronique dans l’émission “Chacun sa route” pendant l’été 2020 avec Élodie Font : Du lundi au vendredi à 13h30 !
En 2017, Valère Corréard a fondé ID, l’info Durable.
À écouter et lire.

Ça se passe sur le Puy-de-Dôme !
Depuis la rentrée scolaire 2017, le syndicat mixte du Parc Naturel Régional du Livradois-Forez propose le projet fédérateur « Mon Voisin Paysan » afin de sensibiliser les enfants, les enseignants et les habitants aux enjeux liés à l’agriculture et aux thèmes qui lui sont liés.
Le thème global de l’agriculture est traité sous différents axes : agriculture et biodiversité, agriculture et paysages, agriculture et alimentation, agriculture et élevage, agriculture et énergie, agriculture et saisons…
Créateur de liens, « Mon voisin paysan » résulte d’un partenariat étroit entre les enseignants, les éducateurs à l’environnement, les agriculteurs et le Parc.
Il sera maintenu durant les deux prochaines années scolaires (2019/2020 et 2020/2021) ce qui devrait réserver encore de belles découvertes et permettre de nombreux échanges entre citoyens d’aujourd’hui et de demain.
Pour en lire plus, c’est ici.

Les semences paysannes, enfin autorisées !
Cet épisode, de l’émission radio L’édito carré sur FranceInter, revient sur une actualité récente passée presque inaperçue : la vente de semences paysannes à des jardiniers amateurs a été officiellement autorisée et publiée au Journal Officiel daté du 11 juin.
Qu’est-ce que l’on entend par “semences paysannes” ?
Qu’est-ce que cette loi vient changer ?
Pour plus d’infos, écouter l’émission.