Dernier jour, dernier temps collectif. Aujourd’hui, nous nous retrouvons à LieU’topie, tiers-lieu culturel et étudiant où Anne-Marie nous attend pour un atelier de fabrication de déodorant.

Ce matin, nous sommes entré.e.s à LieU’topie. Ce carrefour de la vie étudiante accueille chaque semaine une programmation culturelle dans un café solidaire. On peut venir seulement pour y boire un verre, mais aussi faire sa lessive, partager un repas, jouer de la musique, travailler et participer à la vie du café. Divisé en différents pôles, tout le monde peut y trouver son compte.

Nous y retrouvons Anne-Marie de Cosmetorganic. Elle a commencé à s’interroger sur les cosmétiques alors qu’elle était enceinte. Passionnée de cuisine et de plantes médicinales, elle décide de fabriquer ses cosmétiques elle-même en furetant des recettes sur le Net. Aujourd’hui, après des années d’expérimentations et une formation, elle propose des ateliers afin de transmettre son savoir-faire.

Shampoing, dentifrice, bougie de massage… crédits : Charline Gautier

Plusieurs personnes se réunissent ce matin pour fabriquer un déodorant. Bicarbonate de soude, fécule de maïs, argile blanche, huile de coco, cire d’abeille et huile essentielle de palmarosa se mélangent pour que chacun reparte avec son pot. La bonne humeur d’Anne-Marie s’est vite propagée au sein du groupe !

Il faut peser précisément, crédits : Charline Gautier
Attention à ajouter les huiles essentielles hors du feu, crédits : Charline Gautier

Pour conclure cette belle matinée, quoi de mieux qu’un moment d’échange autour d’une tasse de café et d’un gâteau creusois. Ce moment fut l’occasion pour Anne-Marie de nous partager son parcours et ses conseils.
À travers ces ateliers, c’est la démocratisation des produits de bien-être maison qui est visée. Les cosmétiques conventionnels contiennent des actifs nocifs pour la santé et pour l’environnement. Cependant, la création de cosmétiques home-made peut amener à consommer des ingrédients multiples et d’origine lointaine. Anne-Marie conseille donc de limiter le nombre de composants et de favoriser les productions locales pour amoindrir son empreinte écologique et sociale.

Que retenir de cette rencontre ?

Cette démarche permet de redevenir acteur.rice de sa consommation. Pour y parvenir, la confiance en soi est nécessaire, pour l’expérimentation et l’apprentissage de ce qui est bon pour soi. Ainsi, en reprenant le pouvoir sur sa consommation, on devient plus autonomes et indépendants .

Autour d’un café, la discussion bat son plein ! crédits : Charline Gautier

Au hasard des routes,

Charline et Léo.